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DPE E : Tout savoir sur la classe énergétique E du Diagnostic de Performance Énergétique

Article mis à jour le 18 November 2025

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un indicateur essentiel pour évaluer l'efficacité énergétique des logements en France. Parmi les différentes classes, la catégorie E représente un niveau de performance énergétique préoccupant, avec des implications importantes pour les propriétaires et locataires. Comprendre ce que signifie un DPE E, les contraintes légales associées et les solutions pour améliorer cette classification devient crucial dans le contexte actuel de transition énergétique.

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L'essentiel sur la classe E du DPE

La classe E désigne un logement peu économe en énergie.

Consommation : 251 à 330 kWh/m²/an.

Émissions : 50 à 70 kg CO₂/m²/an.

Impact : factures élevées et inconfort thermique.

Interdiction de location prévue en 2034 sans travaux.

Classe DPE E : caractéristiques et implications

Le DPE classe les bâtiments sur une échelle allant de A (très performant) à G (peu performant) en fonction de leur consommation d'énergie et de leurs émissions de gaz à effet de serre. La classe E se situe dans la partie inférieure de cette échelle, indiquant une performance énergétique relativement faible.

Consommation d'énergie d'un logement en classe E

Un logement classé DPE E se caractérise par une consommation d'énergie primaire annuelle comprise entre 251 et 330 kWh/m². Cette consommation est significativement élevée comparée aux logements plus performants. À titre de comparaison, un logement de classe A consomme moins de 70 kWh/m² par an, soit environ 4 à 5 fois moins qu'un logement E.

Cette surconsommation énergétique s'explique généralement par plusieurs facteurs :

  • une isolation thermique insuffisante ou défectueuse ;
  • des systèmes de chauffage et de production d'eau chaude peu performants ;
  • des fenêtres à simple vitrage ou mal isolées ;
  • une ventilation inadaptée.

Il est important de noter que la consommation réelle peut varier selon plusieurs paramètres : l'usage du logement (nombre d'occupants, habitudes), les conditions météorologiques, les spécificités du bâti (matériaux, zone géographique) et la qualité effective de l'isolation.

Limites et seuils de performance de la classe E

La classe E du DPE est définie par des seuils précis qui la distinguent des autres catégories :

  • consommation d'énergie primaire : entre 251 et 330 kWh/m².an ;
  • émissions de gaz à effet de serre : entre 50 et 70 kg CO2eq/m².an.

Si l'un de ces deux critères dépasse le seuil supérieur, le logement bascule automatiquement dans la classe F. À l'inverse, si les deux valeurs sont inférieures aux seuils minimaux, le logement peut prétendre à la classe D.

Il existe des modulations pour certaines zones géographiques. Les logements situés à plus de 800 mètres d'altitude et dans les zones climatiques H1b, H1c ou H2d (zones dites froides) bénéficient de seuils adaptés : 390 kWh/m²/an (contre 330 habituellement) et 80 kg CO2eq/m².an (contre 70 habituellement).

Pour situer la classe E dans le spectre complet du DPE, voici les seuils de chaque catégorie :

  • DPE A : ≤ 70 kWh/m².an et ≤ 6 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE B : ≤ 110 kWh/m².an et ≤ 11 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE C : ≤ 180 kWh/m².an et ≤ 30 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE D : ≤ 250 kWh/m².an et ≤ 50 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE E : ≤ 330 kWh/m².an et ≤ 70 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE F : ≤ 420 kWh/m².an et ≤ 100 kg CO2eq/m².an ;
  • DPE G : > 420 kWh/m².an et > 100 kg CO2eq/m².an.

Que signifie vivre dans un logement classé E ?

Habiter dans un logement classé E implique plusieurs conséquences concrètes sur le confort et le budget des occupants :

  • factures énergétiques élevées : Les dépenses annuelles en énergie pour un logement E s'élèvent en moyenne entre 1 600 et 2 300 euros ;
  • confort thermique réduit : Sensation de froid en hiver et de chaleur excessive en été ;
  • risques accrus d'humidité et de moisissures : Dus à une ventilation souvent inadaptée ;
  • impact environnemental significatif : Émissions de CO2 8 à 11 fois supérieures à celles d'un logement de classe A.

Bien qu'un logement de classe E ne soit pas encore officiellement considéré comme une "passoire thermique" (contrairement aux classes F et G), sa consommation énergétique reste préoccupante. Les occupants peuvent ressentir un inconfort thermique significatif et faire face à des dépenses énergétiques considérables.

Législation et droits concernant les logements DPE E

La loi Climat et Résilience a instauré un calendrier progressif d'interdictions concernant les logements énergivores, avec des implications importantes pour les biens classés E.

Actuellement, en 2025, les logements classés E ne sont pas encore interdits à la location, mais ils font l'objet d'une attention particulière et de restrictions progressives :

  • depuis août 2022 : Les logements classés E sont soumis à des restrictions sur les loyers. Ceux-ci ne peuvent être augmentés que si des travaux d'amélioration de la performance énergétique sont effectués ;
  • a partir du 1er janvier 2025 : Les logements classés E devront obligatoirement faire l'objet d'un audit énergétique avant leur mise en vente (comme c'est déjà le cas pour les logements F et G) ;
  • a partir du 1er janvier 2034 : La location des logements classés E sera interdite si aucune amélioration énergétique n'a été apportée.

Ces mesures s'inscrivent dans une stratégie nationale visant à éradiquer progressivement les logements énergivores du parc immobilier français. Les logements classés E représentent environ 24% du parc immobilier français, constituant la deuxième classe énergétique la plus répandue après la classe D.

Pour les propriétaires de biens classés E, anticiper ces échéances devient crucial, tant pour maintenir la valeur locative et vénale de leur bien que pour se conformer aux obligations légales à venir.

Conséquences et enjeux d'un DPE E

Au-delà des aspects réglementaires, un classement DPE E a des répercussions significatives sur la valeur immobilière, la commercialisation et le financement du bien.

Impact sur la valeur immobilière : Selon une étude des Notaires de France, les biens classés E se vendent systématiquement moins cher que les logements équivalents classés D. Cette décote varie selon les régions :

  • 2% en Île-de-France ;
  • 4% en Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
  • 5% en Normandie ;
  • 6% en Bretagne, Pays de Loire et Occitanie ;
  • 7% en Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Bourgogne-Franche-Comté ;
  • 9% dans le Grand Est.

Cette décote se traduit concrètement par une perte financière significative lors de la vente. Par ailleurs, la marge de négociation sur ces biens est généralement plus importante que pour les logements mieux classés.

Difficultés de commercialisation : Les logements classés E se vendent généralement moins rapidement que les biens plus performants énergétiquement. Cette tendance risque de s'accentuer à mesure que les échéances réglementaires se rapprocheront.

Accès au financement : Bien que moins affectés que les passoires thermiques (F et G), les logements classés E peuvent faire l'objet d'une attention particulière des établissements bancaires lors des demandes de prêt immobilier. Certaines banques intègrent désormais le critère de performance énergétique dans leur analyse de risque.

Coûts d'usage élevés : Les dépenses énergétiques annuelles moyennes d'un logement de classe E, estimées entre 1 600 et 2 300 euros, représentent un poste budgétaire important pour les occupants.

Comment améliorer un DPE E ?

Pour améliorer un logement classé E et le faire passer dans une meilleure catégorie énergétique, plusieurs types de travaux peuvent être envisagés, généralement en fonction des principales sources de déperdition énergétique.

Travaux prioritaires selon l'Ademe

isolation thermique (C'est le principal levier d'amélioration, à prioriser selon l'importance des déperditions) :

  • toiture et combles (25-30% des déperditions) ;
  • murs (20-25% des déperditions) ;
  • fenêtres et portes (10-15% des déperditions) ;
  • planchers bas (7-10% des déperditions).

Modernisation du système de chauffage :

  • pompe à chaleur (air-eau ou géothermique) ;
  • chaudière à condensation ou biomasse ;
  • chauffage solaire ou hybride.

Les autres travaux :

  • installation de systèmes plus économes (chauffe-eau thermodynamique, solaire) ;
  • installation d'une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) simple ou double flux ;
  • mise en place de thermostats programmables, robinets thermostatiques.

L'approche recommandée est de réaliser un audit énergétique pour identifier précisément les points faibles du logement et déterminer les travaux les plus pertinents. Cet audit sera d'ailleurs obligatoire à partir de 2025 pour la vente des logements classés E.

L'audit énergétique propose généralement deux types de scénarios :

  • un scénario concentré sur les travaux prioritaires permettant d'améliorer significativement la performance énergétique ;
  • un scénario complet incluant des interventions plus larges pour une optimisation maximale.

Pour maximiser l'efficacité des travaux, il est recommandé de privilégier une approche globale plutôt que des interventions ponctuelles. Cette stratégie permet d'atteindre de meilleurs résultats en termes de performance énergétique et d'éviter les problèmes liés à des rénovations partielles (comme les risques de condensation après isolation).

Quelles aides financières pour sortir du DPE E ?

Pour financer les travaux d'amélioration énergétique d'un logement classé E, plusieurs dispositifs d'aide sont disponibles :

  • MaPrimeRénov' : Cette aide de l'État est accessible aux propriétaires occupants et bailleurs. Son montant varie selon les revenus du foyer et les travaux réalisés.
  • Prime Énergie (CEE) : Proposée par les fournisseurs d'énergie comme TotalEnergies, cette prime est accessible à tous les propriétaires, quel que soit leur niveau de revenus. Elle concerne notamment :
  • L'installation d'équipements de chauffage performants (pompe à chaleur, chaudière à granulés)
  • Les travaux d'isolation (combles, toiture, murs, sols)

Pour bénéficier de la prime énergie TotalEnergies, les travaux doivent être réalisés dans un logement construit depuis plus de deux ans, par un artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), et la demande doit être effectuée avant le démarrage des travaux.

  • Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) : Ce prêt sans intérêt permet de financer des travaux de rénovation énergétique jusqu'à 50 000 € sur 20 ans maximum.
  • TVA à taux réduit : Les travaux de rénovation énergétique bénéficient d'un taux de TVA à 5,5% au lieu de 20%.
  • Aides locales : Certaines collectivités territoriales (régions, départements, communautés de communes) proposent des aides complémentaires aux dispositifs nationaux.

Ces différentes aides peuvent souvent être cumulées, permettant de réduire significativement le reste à charge pour les propriétaires. Pour optimiser les financements, il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller France Rénov' ou par un opérateur spécialisé.

Le montant des aides varie selon plusieurs critères :

  • le niveau de revenus du foyer ;
  • la nature et l'ampleur des travaux réalisés ;
  • le gain énergétique obtenu après travaux ;
  • la zone géographique du logement.

En combinant ces différentes aides, il est possible de financer une part importante du coût des travaux nécessaires pour améliorer la performance énergétique d'un logement classé E et anticiper les échéances réglementaires futures, notamment l'interdiction de location prévue pour 2034.

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